Appel à contributions - n° 2 Cultures Urbaines en Afrique Australe (XIXe-XXe siècles)

Appel à contributions n°2 RHCA

Le second numéro de la RHCA, à paraître dans le courant de l'année 2021 sera consacré au thème « Cultures Urbaines en Afrique Australe (XIXe-XXe siècles) », sous la direction de Sophie Dulucq (IFAS/Afrique du Sud), Noor Nieftagodien (Wits University) et Mathieu Rey (IFAS/CNRS).

African Jim (Jim Comes to Jo’burg) — premier film sud-africain à la distribution entièrement noire, et destiné à un public lui-même noir — met en scène en 1949 un rural tout juste installé à Johannesburg. Il succombe rapidement aux charmes d’une ville où il est possible de chanter le soir dans un night-club, de porter nœud papillon ou robe décolletée et, surtout, de se distinguer des campagnards. Si le film est évidemment ancré dans le contexte raciste des débuts de l’apartheid, il constitue néanmoins un document historique à multiples lectures, mettant en lumière la spécificité de Johannesburg, le sort réservé aux travailleurs noirs ainsi que des thématiques propres à tous les nouveaux « Afropolitains » : celles des migrations, des échanges qu’elles induisent et qui contribuent à l’émergence de cultures urbaines. De façon plus générale et plus diffuse, le film soulève également la question de l’influence réciproque entre culture et urbanité.
Pour ce numéro spécial, la Revue d’Histoire contemporaine de l’Afrique souhaite justement aborder l’histoire culturelle des sociétés urbaines d’Afrique australe aux XIXe et XXe siècles. Entre répulsion et attraction, domination et résistance, invention et accommodement, cette histoire a été façonnée par les rencontres entre populations africaines et colons européens, par les communautés impériales en diaspora (les Indiens, par exemple) et par les migrants de toutes origines (Chinois, Grecs, par exemple). Il s’agira notamment de mettre en lumière les liens entre des lieux et des scènes spécifiques – les villes grandes et moyennes — et les formes culturelles qui s’y sont développées.
Un riche corpus s’est progressivement constitué sur l’histoire urbaine et sur l’histoire de la colonisation et de la ségrégation en Afrique australe. Plusieurs de ces travaux constituent le substrat de notre futur dossier avec, en tout premier lieu, les nombreuses études traitant de l’histoire politique dans les villes sud-africaines. Comme le rappellent Susan Parnell et Alan Mabin dans l’introduction d’un numéro spécial du South African History Journal de 1995, les émeutes urbaines qui favorisèrent la fin de l’apartheid ont contribué à faire émerger une vision des villes comme « scènes politiques ». Ces études ont montré comment la ville est devenue un enjeu central des luttes et comment y ont été élaborés des répertoires d’action incitant les nouveaux urbains à rejoindre le combat. Ces recherches n’ont toutefois pas analysé avec précision la relation entre ces lieux et des manières de faire et de se comporter. De même, elles ne se sont pas intéressées au fait que les expériences urbaines pouvaient constituer des ressources culturelles. C’est cette lacune que nous souhaiterions essayer de combler, en nous focalisant sur les multiples facettes des cultures urbaines.
Comment la ville a-t-elle façonné des comportements, des modes de consommation, des habitudes ? Se pencher sur la dimension culturelle des sociétés urbaines permettra aussi de mieux appréhender ce qu’est l’« urbanité ». De l’époque coloniale à nos jours, des cultures urbaines ont émergé et ont donné naissance à des types particuliers de sociabilité et de vision du monde, à mesure que les villes sont devenues le cadre d’innovations artistiques et de pratiques de loisir (musique, photographie, cinéma, sport, etc.), et que s’y sont développées des formes inédites de consommation (en matière alimentation, par exemple). Le cadre urbain a contribué à l’apparition de nouvelles façons de s’habiller, de se déplacer, de se mettre en scène – tout ceci prenant des formes éminemment genrées –, bref : tout un rapport inédit à la société et au monde. De Lourenço Marques à Maputo par exemple — des « indigènes » et des assimilados de l’époque coloniale aux néo-urbains de la fin du XXe siècle —, les citadins ont expérimenté des changements à la fois subtils et profonds. Ces transformations ont sous-tendu l’apparition de traits culturels spécifiques, dont certains sont les fruits de pratiques et de comportements peu spectaculaires du quotidien.
Les cultures urbaines ont aussi été marquées par de fortes tensions et parfois même été menacées d’éradication. Dans certains pays d’Afrique australe, leur destruction a été justifiée, aux yeux des dirigeants, par la menace sociale et politique qu’elles pouvaient représenter (horreur du « mélange » des modes de vie, des musiques, des langues ; refus de toute forme d’acculturation, jugée incompatible avec des politiques ségrégationnistes ; crainte de la circulation des idées ; peur des innovations apportées par les populations migrantes). De même, dans certains contextes, des communautés locales, relayant les perspectives des dirigeants, ont perçu ces métissages comme potentiellement dangereuses sur le plan culturel (risque de dissolution des identités).
Partout, les espaces urbains des XIXe et XXe siècles ont fait l’objet d’études approfondies. Dans une perspective d’histoire globale, Osterhammel et Bayly ont montré comment, au XIXe siècle, le mode de vie urbain l’a emporté sur toutes les autres formes de peuplement, et comment l’urbanité a participé à la naissance d’un nouveau monde de progrès technique, coïncidant avec l’avènement du capitalisme et la montée des États-nations. Ce concept d’urbanité renvoie à des caractéristiques spatiales, à des types particuliers de bâtiments, à des fonctions économiques essentiellement tertiaires et à des modalités spécifiques d’appropriation de l’espace par les habitants, dont les liens avec la ruralité se sont progressivement distendus. L’Afrique australe, intégrée dans les circuits économiques mondialisés, a également connu une croissance urbaine sans précédent à partir du XIXe siècle. Des « villes champignons » à vocation minière comme Johannesburg, des capitales administratives comme Lusaka ou Livingstone, des ports et des villes commerçantes comme Durban ou Luanda se sont rapidement développés dans le contexte de la domination coloniale. Ce faisant, ces villes ont-elles-mêmes été transformées et appropriées par les populations qui, au quotidien, ont modifié le sens des pratiques, de l’architecture et des usages urbains.
Par ailleurs, alors que l’historiographie a souvent découpé l’histoire de l’Afrique australe en deux ou trois périodes (précoloniale jusqu’en 1885 ; coloniale jusqu’aux années 1960 ; post-coloniale), le présent numéro pourrait aussi contribuer à déconstruire cette périodisation, en montrant comment les dynamiques chronologiques se sont chevauchées et ont reconfiguré la région. Qu’est-ce qui pourrait être qualifié de précolonial, par exemple ? Des villes indigènes comme Bulawayo avant 1800 ? Or l’on sait que d’importants changements s’y sont produits au cours des années 1880, durant le boom de l’urbanisation. Que faudrait-il considérer comme l’époque postcoloniale ? Après 1953 pour la Zambie ? 1968 pour le Botswana ? 1995 pour l’Afrique du Sud ? Et enfin, comment qualifier la période intermédiaire ?
Il faudra également prendre en compte la contribution importante des travailleurs migrants – si nombreux dans la région – aux brassages culturels parfois spectaculaires intervenus dans le temps long. Les villes ne sont bien sûr pas des mondes fermés mais le produit de mouvements, de dynamiques démographiques et de changements très divers.

Objectifs

Les objectifs de ce numéro spécial sont multiples :
• Il a pour ambition d’examiner les effets de la vie en ville sur les individus et sur les groupes, et de saisir comment leurs cadres matériels, symboliques et mentaux ont été modifiés par la/les culture(s) urbain(es).
• Il souhaite mettre en avant de nouvelles orientations de recherche centrées sur les cultures urbaines vécues et ressenties (par exemple : l’« expérience » urbaine, les habitudes alimentaires, la mode, les rencontres sexuelles et sentimentales, la vie nocturne, l’éclairage public, etc.).
• La prise en compte de la dimension culturelle de l’urbanité permettra d’approfondir notre compréhension de l’articulation entre espaces urbains, citadins, sociabilités et identités.
• Nous souhaitons encourager les approches multi-scalaires et comparatives, en incluant les centres urbains secondaires dans l’analyse. Des études de cas sont bien sûr attendues, mais les études comparatives seront très appréciées.
• Les articles prenant en compte la dimension de genre du sujet seront également les bienvenus.

Axe 1 : Expériences urbaines et pratiques culturelles du quotidien

Plusieurs travaux de recherche se sont consacrés à l’étude d’activités et de pratiques culturelles citadines spécifiques : sport, cinéma, photographie, musique, alimentation, par exemple. Des historiens tels que Coplan, Ballantine, Ansell ou Nativel ont ainsi fourni de précieuses études sur les pratiques musicales en ville, tandis que Khumalo, Nunn et Goldblatt soulignaient l’importance de l’émergence de la photographie, à la fois comme activité économique et comme moyen de mise en scène de soi des citadins. Domingos a étudié la place du football dans les villes du Mozambique colonial. Burns et Goerg ont pour leur part mis l’accent sur le développement du cinéma et sur sa réception par les publics africains. Si elles se focalisent sur des activités culturelles dans des espaces précis, toutes ces études n’ont cependant pas exploré de façon systématique le lien entre pratiques nouvelles et émergence d’une « urbanité culturelle » et d’« identités urbaines ». Mais ces travaux stimulants doivent inciter à explorer de nouveaux objets et de nouvelles pratiques, y compris les plus modestes et les plus banales, qui tissent la toile de l’urbanité.
Le thème des cultures urbaines englobe également la vaste gamme des expériences sensibles, voire sensorielles, des citadins. Certaines de ces expériences sont bien documentées pour les villes occidentales : on renverra par exemple aux travaux consacrés aux transformations des cadres temporels dans le Paris du XIXe siècle (Corbin) ou à l’influence de l’éclairage public sur les pratiques culturelles populaires (Csergo). Comparativement, le sujet a jusqu’à présent été peu exploré dans un contexte africain : l’accès à de nouvelles options pour se nourrir ou se loger, la relation distendue avec la temporalité et le calendrier du monde rural, l’éclairage des rues, tout cela a eu un impact considérable sur l’existence physique et sensible des populations urbaines, sur les rythmes de leur vie quotidienne, sur leur façon de sortir, de se nourrir (voir par exemple Almeida-Topor à propos de la diffusion du pain dans les colonies d’Afrique occidentale). La question de l’extension du temps et de l’espace dévolus à la vie nocturne illustre bien, entre autres exemples, les processus par lesquels les cultures urbaines ont homogénéisé certaines pratiques générationnelles sur le continent africain.

Axe 2 : Cultures urbaines, mobilité et migrations

Dans son célèbre film de 1958, Moi, un Noir, Jean Rouch se penche sur l’expérience de migrants nigériens, installés à Abidjan à la fin des années 1950. La question des cultures urbaines fait écho aux dynamiques suscitées par la rencontre entre un espace (la ville) et de nouveaux arrivants. Que signifie concrètement l’arrivée en ville ? Comment la transformation des modes de vie et de consommation (électricité, trottoirs, boîtes de nuit, accès à des matches de boxe ou de football, etc.) modifie-t-elle les perceptions des migrants et des néo-citadins ? Enfin, qu’est-ce que les migrants eux-mêmes apportent aux cultures urbaines (cadres de pensée, habitudes alimentaires, apports linguistiques) ?
Quelques études ont abordé certaines questions liées aux circulations entre villes et campagnes et entre les villes elles-mêmes, ainsi qu’aux les mutations et échanges qu’elles induisent. Moorman (pour Luanda), Bonner & Segal (pour Soweto), Kaarsholm (pour Bulawayo) et Bickford-Smith (pour Le Cap) se sont par exemple penchés sur l’histoire culturelle de grandes agglomérations. Nous souhaiterions, dans ce numéro, contribuer à questionner les relations entre urbanité et culture au prisme de la mobilité. Comment des modèles culturels ont-ils circulé entre zones urbaines et rurales, entre centres secondaires et villes principales ? Nous encourageons à cet égard les travaux comparatistes, afin de mieux comprendre ces circulations et ces échanges culturels.
Enfin, cet axe s’intéressera aux apports venus d’espaces plus lointains (un exemple parmi d’autres : la circulation des disques et des artistes américains et européens en Afrique australe dans l’entre-deux-guerres).

Axe 3 : Culture et mémoires urbaines : faire face à la transformation de la ville

Les cultures urbaines sont profondément liées aux transformations du tissu urbain lui-même. Une importante tradition historiographique a ainsi étudié les conséquences des transformations urbanistiques en Afrique australe (à propos d’Alexandra ou de Windhoek, par exemple). Cependant, ces travaux n’ont pas nécessairement abordé les cultures comme des conséquences de ces reconfigurations urbaines, ou comme de possibles menaces à l’évolution des villes. Les régimes ségrégationnistes ont programmé la suppression par la force de quartiers entiers, ce qui a non seulement abouti au déplacement autoritaire des populations, mais a également englouti (au moins partiellement) des pans entiers des cultures locales (voir le cas des quartiers de Sophiatown en 1955, d’Old Location à Windhoek en 1959, de District Six au Cap dans les années 1960 et 1970). Souvent, les derniers témoins portent le souvenir nostalgique de ces lieux disparus, et des pratiques sociales et culturelles qui y fleurissaient ; parfois, leurs descendants ou certaines institutions (comme le District Six Community Museum au Cap) deviennent les dépositaires de la mémoire d’une culture et d’une sociabilité enfuies. Le futur dossier a donc aussi pour ambition de réfléchir à l’importance de de la planification urbaine – faite de destructions et de constructions – dans l’émergence des cultures citadines, ainsi que sur les mémoires spécifiques liées aux événements traumatisants qui ont reconfiguré certaines villes.

Conclusion

C’est donc dans une conception large des termes (le mot « culture » est utilisé ici au pluriel pour désigner à la fois les pratiques « nobles » et les pratiques les plus quotidiennes), et dans une ample perspective chronologique, que la RHCA invite historiens et historiennes à présenter leurs propositions. Nous encourageons aussi les chercheurs travaillant sur l’époque post-coloniale à soumettre des propositions, ainsi que ceux qui étudient la période « très contemporaine », à condition toutefois que l’approche historique reste centrale dans leur démarche.

Références bibliographiques

Almeida-Topor (d’), Hélène, « La diffusion du pain en Afrique Noire », in Riesz, Janos et d’Almeida-Topor, Hélène, Échanges franco-allemands sur l’Afrique, Bayreuth, Bayreuth African Studies n° 33, 1994, p. 9-15.
Ansell, Gwen, Soweto Blues: Jazz, Popular Music, and Politics in South Africa, Londres, Bloomsbury Academic, 2004.
Ballantine, Christopher, Marabi Nights: Jazz, ‘Race’ and Society in Early Apartheid South Africa, Pietermaritzburg, University of KwaZulu-Natal, 2e édition, 2012.
Bayly, Christopher, The Birth of the Modern World: Global Connections and Comparisons, 1780–1914, Oxford, Willey-Blackwell, 2004.
Bickford-Smith, Vivian, Van Heyningen, Elizabeth and Worden, Nigel, The Social History of Cape Town: The Making of a City: An Illustrated Social History, Le Cap, David Philip, 1998.
Bickford-Smith, Vivian, The Emergence of the South African Metropolis: Cities and Identities in the Twentieth Century, Cambridge, Cambridge University Press, 2016.
Burns, James M., Flickering Shadows: Cinema and Identity in Colonial Zimbabwe, Athens, Ohio University Press, 2002.
Bonner, Philip & Segal, Lauren, Soweto. A History, Le Cap, Maskew Miller Longman, 1998.
Bonner, Phillip & Nieftagodien, Noor, Alexandra, a History, Johannesburg, Wits University Press, 2008.
Coplan, David B., In Township Tonight: South Africa’s Black City Music and Theatre, Chicago, Chicago University Press, 2008 (2e edition).
Csergo, Julia, « Extension et mutation du loisir citadin. Paris, XIXe – début XXe siècle », in Corbin, Alain (éd)., L’Avènement des loisirs. 1850-1960, Paris, Aubier, p. 132-145.
Corbin, Alain (éd)., L’Avènement des loisirs. 1850-1960, Paris, Aubier, 1995 (1re éd.).
Domingos, Nuno, Football and Colonialism: Body and Popular Culture in Urban Mozambique, Athens, Ohio University Press, 2017.
Feyder, Sophie, Portraits of Resilience. Writing a Socio-Cultural History of a Black South African Location with the Ngilima Photographic Collection Benoni, 1950s-1960s, Bruxelles, Druks, 1983.
Fouquet, Thomas, « Paysages nocturnes de la ville et politiques de la nuit. Perspectives ouest-africaines », Sociétés politiques comparées, 38, jan.-avr. 2016.
Goerg, Odile, Fantômas sous les Tropiques. Aller au cinéma en Afrique coloniale, Paris, Vendémiaire, 2015. (Édition en anglais : Tropical Dream Palaces. Cinema in Colonial West Africa, Londres, Hurst, 2020).
Goldblatt, David, TJ. Johannesburg Photographs 1948-2010, Le Cap, Umuzi, 2010.
Kaarsholm, Preben, “Si Ye Pambili. Which way forward? Urban development, culture and politics in Bulawayo”, Journal of Southern African Studies, vol. 21 (2), 1995, p. 225-245.
Martin, Denis-Constant, « Musique dans la rue et contrôle de l’espace urbain : Le Cap (Afrique du sud) », Cahiers internationaux de sociologie, 2005/2 (n° 119), p. 247-265.
Moorman, Marissa J., Intonations: A Social History of Music and Nation in Luanda, Angola, from 1945 to recent times, Athens, Ohio University Press, 2008.
Nativel, Didier, « Dissidences culturelles et spatiales de jeunes citadins colonisés au Mozambique (1945-1975) », in Bois, Dominique, Rajaonah, Faranirina & Tisseau, Violaine (dir.), Jeunesses et dynamiques générationnelles, XIXe-XXIe siècles (Madagascar, Mozambique, Afrique du Sud), Paris, L’Harmattan, 2017, p. 219-246.
Nativel, Didier, « Mondes sonores et musiciens des quartiers périphériques de Lourenço Marques (1940-1975) », in Rajaonah, Faranirina (dir.), Cultures citadines dans l’océan Indien occidental (XVIIIe-XXIe siècles). Pluralisme, échanges, inventivité, Paris, Karthala, 2011, p. 235-255.
Osterhammel, Jürgen, The Transformation of the World. A Global History of the Nineteenth Century, Princeton, Princeton University Press, 2015.
Parnell, Susan and Mabin, Alan, “Rethinking Urban South Africa”, South African History Journal, Volume 21, 1995, p. 39-61.

Calendrier

15 avril repoussé au 30 avril 2020 : date limite d’envoi des propositions d’articles inédits, une page maximum en français ou en anglais aux adresses suivantes : sophie.dulucq@univ-tlse2.fr ; rey_matthieu@yahoo.fr ; noor.nieftagodien@wits.ac–.za

30 avril repoussé au 15 mai 2020 : notification aux auteur.e.s des propositions retenues

31 juillet 2020 : date limite d’envoi des articles rédigés (50 000 signes maximum)